Il y a des mois qui résument une vie entière de pratique de la parole. Juin 2026 en fait partie. En l’espace de dix jours, j’ai eu la chance d’enchaîner trois rendez-vous qui disent, chacun à leur manière, ce qui m’anime depuis des années : faire vivre la parole, sous toutes ses formes — l’éloquence, le slam et l’écriture.
Et au milieu de tout ça, un événement que j’attendais depuis longtemps : la sortie de mon premier livre, « Quand je passerai à la grande librairie », une satire publiée chez Nco Édition.
Je vous raconte.
12 juin : le concours d’éloquence du péage de Roussillon
Tout a commencé le 12 juin avec un concours d’éloquence que j’ai eu le plaisir d’organiser et d’animer au péage de Roussillon. Un lieu inattendu pour faire résonner les mots, et c’est justement ce qui en a fait la force.
Organiser un concours d’éloquence, c’est un exercice à part : il faut penser le format, choisir les thèmes, accompagner les candidats dans leur préparation, puis tenir le fil de la soirée en tant qu’animateur. C’est exactement le travail que je mène à l’année dans mes ateliers de prise de parole : donner à chacun les outils pour structurer un discours, oser le silence, habiter sa voix et convaincre sans écraser.
Voir des participants parfois novices monter sur scène et défendre une idée avec conviction, c’est la meilleure publicité qu’on puisse faire pour l’éloquence — et la meilleure raison de continuer à organiser ce genre d’événements.

18-19 juin : ateliers slam à Essaouira, au Maroc
Quelques jours plus tard, changement complet de décor : direction Essaouira, au Maroc, les 18 et 19 juin, pour deux journées d’ateliers slam.
Le slam a ce pouvoir unique de transformer l’écriture intime en parole publique. Dans ces ateliers, on part souvent d’un mot, d’une émotion, d’un souvenir, pour arriver à un texte porté à voix haute, rythmé, sincère. Travailler ce format à Essaouira, dans une ville elle-même façonnée par les vents et les voix, a donné à ces deux jours une intensité particulière.
Animer un atelier de slam, c’est tenir un équilibre délicat : laisser une totale liberté d’expression tout en donnant un cadre — des contraintes d’écriture, des exercices de rythme, des retours bienveillants mais exigeants. C’est ce cadre qui permet à chacun, même sans expérience, de repartir avec un texte qui lui appartient vraiment.

20 juin : la sortie du livre à la librairie Luciole, à Vienne
Et puis est arrivé le 20 juin. La sortie officielle de « Quand je passerai à la grande librairie », à la librairie Luciole, à Vienne.
Ce livre est une satire — un regard volontairement grinçant et drôle sur le monde littéraire, ses rites, ses promesses et ses petits travers. Le titre lui-même est un clin d’œil : une manière d’interroger, avec humour, ce désir presque universel d’être un jour reconnu, lu, invité « à la grande librairie ».
Le présenter dans une vraie librairie indépendante, entouré de lecteurs, de proches et de curieux, c’était une évidence. La librairie Luciole a parfaitement incarné l’esprit du livre : un lieu où les mots circulent encore librement, loin des logiques de grande distribution que la satire s’amuse à pointer du doigt.

Un fil conducteur : la parole sous toutes ses formes
Concours d’éloquence, ateliers de slam, sortie d’un livre satirique : ces trois temps n’ont l’air de rien en commun, et pourtant. Ils racontent la même conviction, celle qui guide tous mes ateliers d’écriture, de slam et de prise de parole : les mots ne valent que s’ils sont dits, partagés, mis en jeu devant les autres.
Que ce soit sur la scène d’un concours, dans le cercle d’un atelier slam ou entre les pages d’un livre, il s’agit toujours du même geste : transformer une pensée intérieure en parole vivante.
Et la suite ?
Si vous souhaitez organiser un atelier de prise de parole, un atelier slam ou un atelier d’écriture dans votre structure, école, entreprise ou collectivité, ou si vous voulez simplement vous procurer « Quand je passerai à la grande librairie », n’hésitez pas à me contacter.